3643 BOUL. SAINT-LAURENT
BUREAU 400
MONTRÉAL, QC, CA
H2X 2V5
1 514 989 1739

ROLO


 

État /  Complété

Lieu / Morin-Heights, Québec, Canada

Programme / Résidence unifamiliale

Chargés de projet – Équipe / Isaniel Lévesque – Sarah Mei Mousseau

 


 

Être(s) au sommet

Situé dans la région des Laurentides au Québec, le projet propose une approche paysagère au projet architectural, dans un contexte naturel aux limites de la constructibilité. Très escarpé, le site se caractérise par de larges caps rocheux offrant des dégagements visuels sur l’horizon Laurentien. Avant l’intervention, les propriétaires y avaient déjà aménagé différentes zones d’agréments éparses et fragmentaires, reliées par des parcours pédestres sinueux contournant les falaises escarpées de ce terrain montagneux.  Ces aménagements provisoires, très organiques et sensibles à la spécificité du contexte, ont donc servis d’amorce au projet.

Les prémisses conceptuelles du projet se sont donc arrimées à ces structures d’occupations temporaires que les propriétaires avaient élaborées depuis quelques années. L’implantation de la résidence a été organisée de manière ponctuelle suivant les contours d’un plateau rocheux qu’ils occupaient déjà, de sorte à maintenir certaines de leurs ‘’habitudes de vie’’. Plutôt que de dominer ou de reconfigurer le paysage, l’architecture a été façonnée de manière à créer un dispositif d’observation du paysage tel qu’il se présentait avant notre intervention.

Afin de respecter la topographie du plateau, les espaces du projet ont été fragmentés en deux volumes suivant des axes perceptibles sur le lieu. Cette fragmentation a ensuite permis de diviser le programme en un volume abritant les fonctions de jour et l’autre de nuit. Un passage vitré et une terrasse unissent ensuite les volumes offrant une vue imprenable sur l’horizon.

Dans sa conception spatiale, le projet favorise un déploiement vertical comme une superposition de plans qui suivent la fragmentation programmatique. Ainsi l’empreinte du sol y est restreinte et préserve la structure de drainage naturel du site, aujourd’hui presqu’inchangé.

Conçu de pièces de bois lamellé-collé, la structure permet de dégager de hauts plafonds et construit un ‘’paysage intérieur’’ de proportions rappelant celle des arbres environnants.  Elle devient le leitmotiv des aménagements intérieurs dépouillés, laissant une large place au paysage environnant.  Le rythme des colonnes porteuses offre des ouvertures sur l’horizon en baies verticales et fragmente le panorama extérieur en petits ‘’tableaux choisis’’. Les larges débords de toits sur tout le périmètre extérieur des pavillons repoussent la neige en hiver et protègent de la surchauffe en été.

L’expression structurale est simple et perceptible, conférant une légèreté et un aspect éphémère à l’intervention par rapport à l’environnement rocheux, plus pérenne. La verticalité de l’ensemble est stratégique, elle offre une réponse sensible à la volonté de préserver un paysage de sommet de montagne malgré l’étalement incessant du développement dans ce secteur en périphérie de Montréal, en proie au déboisement et la déstructuration des systèmes naturels en place.

 

Crédit photo / Félix Michaud

 

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